Un tremblement de terre d’une magnitude de 4,1 a frappé la ville de Nice et une partie de la Côte d’Azur ce mardi 18 mars en début de soirée. La secousse, d’une durée d’environ une minute, a provoqué une vague d’inquiétude parmi les habitants. Malgré l’intensité du phénomène, aucune victime ni dégât matériel n’ont été recensés.
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Un Tremblement de Terre ressenti sur plusieurs communes
Le Bureau Central Sismologique Français (BCSF) a confirmé que l’épicentre du séisme se situait à 6 km au nord-est de Carros, une commune proche de Nice. La secousse a été ressentie dans plusieurs villes de la région, jusqu’à Cannes et Toulon. Des témoignages évoquent des vibrations notables et des objets en mouvement dans certains logements.

Mathis Abraham, résident du quartier de Bellet, décrit une sensation de « secousses modérées », tandis qu’Éric, habitant du centre-ville, parle d’un « bruit sourd et d’un tremblement soudain ». Sur les réseaux sociaux, d’autres habitants ont partagé des vidéos et des messages décrivant la surprise et l’inquiétude provoquées par le phénomène.
Des pompiers submergés d’appels
L’onde de choc a entraîné une forte mobilisation des services d’urgence. Le Service Départemental d’Incendie et de Secours des Alpes-Maritimes (SDIS 06) a reçu de nombreux appels de riverains inquiets, cherchant à comprendre la situation ou signalant des ressentis inhabituels. Toutefois, aucun incident majeur n’a nécessité d’intervention.
Les autorités locales, dont le maire de Nice, Christian Estrosi, ont rapidement réagi pour rassurer la population. Sur son compte X (ex-Twitter), l’élu a précisé que « la secousse principale a été suivie d’une réplique de magnitude 2,1 », enregistrée quelques minutes plus tard.
Les consignes de prudence rappelées
En réaction à l’événement, la Protection Civile a diffusé un rappel des gestes à adopter après un séisme. Parmi les recommandations :
- S’éloigner des bâtiments fragiles susceptibles de s’effondrer
- Éviter les zones côtières en cas de risque de tsunami
- Ne pas saturer les réseaux téléphoniques pour laisser la priorité aux secours
- Se tenir informé via les canaux officiels
Ces consignes, déjà en vigueur en raison du risque sismique connu dans la région, ont permis de limiter la panique et d’assurer un retour au calme rapide.
Un phénomène récurrent sur la Côte d’Azur
Les secousses de ce mardi ne sont pas un cas isolé. Le 14 septembre 2024, un autre séisme, d’une magnitude légèrement supérieure (4,3), avait déjà touché la zone méditerranéenne, affectant plusieurs villes entre Toulon et Nice. Ce type d’événement, bien que peu fréquent, rappelle la vulnérabilité sismique de la région.
La Côte d’Azur, située sur une zone de faille tectonique, est exposée à des secousses régulières, même si elles restent généralement de faible intensité. Les spécialistes estiment que ces tremblements de terre sont liés aux mouvements des plaques européennes et africaines, une activité qui se manifeste ponctuellement par des épisodes sismiques.
Une alerte sans dégâts mais un signal à surveiller
Si cet épisode n’a causé ni dommages ni blessés, il rappelle l’importance d’une vigilance continue face aux risques naturels. Les autorités locales, en coordination avec les organismes de surveillance sismique, restent attentives à toute évolution de l’activité tectonique dans la région.
À Nice et dans les communes alentour, la secousse de ce mardi 18 mars laissera surtout le souvenir d’un frisson inattendu, qui rappelle que la terre peut trembler à tout moment.
Source : BFM