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Alla Dieng, candidat à la présidentielle de 2024 condamné pour escroquerie

Alla Dieng, ancien secrétaire permanent de l’Unacois/Yessal, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2024 au Sénégal, aspirant ainsi à succéder à Macky Sall. Cependant, son ambition politique est actuellement entachée par sa condamnation à six mois de prison avec sursis. Mis aux arrêts, Alla Dieng était en détention provisoire depuis le 7 juillet dernier. Cette affaire concerne une sombre histoire d’escroquerie liée à une promesse des visas pour les États-Unis, et elle risque de nuire à sa campagne électorale.

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Les faits entourant l’affaire d’escroquerie

Tout a commencé lorsque Alla Dieng devait recevoir une distinction aux États-Unis le 20 janvier 2023. À cette occasion, il était autorisé à convier des personnes pour l’événement. Selon les informations rapportées par Rewmi Quotidien, il a profité de cette opportunité pour proposer à des candidats à l’immigration de les accompagner aux États-Unis moyennant le versement d’une somme considérable. Deux individus nommés Malick Ndao et Souhaibou Pène lui ont ainsi versé chacun 1 million de francs dans cette affaire.

Cependant, Alla Dieng n’a pas tenu ses engagements envers les plaignants, invoquant le retard dans l’obtention des visas imputé à l’ambassade américaine. Les parties civiles, impatientes et insatisfaites, ont alors déposé une plainte à son encontre.

Ses déclarations lors du procès

Dans le cadre du procès, Alla Dieng a déclaré qu’il avait demandé 1 million de francs à chacun des plaignants, alors que les participants au forum devaient normalement débourser 4 000 dollars. Toutefois, il n’a fourni aucun document officiel pour étayer ses affirmations et a assuré qu’il n’avait jamais eu l’intention d’escroquer les parties civiles. « Les participants au forum devaient débourser 4.000 dollars. Mais, j’ai réclamé 1 million francs aux plaignants », a déclaré l’opérateur économique qui n’a fourni aucun document officiel étayant ses déclarations. « Je n’ai jamais eu l’intention d’escroquer les parties civiles », a-t-il rétorqué.

A lire aussi : Sénégal : Macky Sall ne briguera pas un troisième mandat à la présidentielle de 2024

Le procureur a souligné que le prévenu avait déjà comparu pour d’autres récriminations, ce qui a influencé sa demande d’application stricte de la loi pénale. La décision de la présidente de la séance a finalement condamné Alla Dieng à six mois de prison avec sursis, tout en ordonnant une indemnisation de 2 millions de francs aux deux parties civiles.

La défense de Me Ndiack

Durant le procès, l’avocat de Alla Dieng, Me Ndiack Bâ, a plaidé en faveur de la bonne foi de son client. Il a également affirmé que ce dernier disposait de toutes les garanties nécessaires pour se rendre aux États-Unis, en se basant sur une lettre d’invitation de « Influence magazine » présente dans son téléphone portable. Cependant, le fait de ne pas l’avoir imprimée a contribué à compliquer la situation. Me Ndiack Bâ a en outre promis que son client indemniserait les victimes dès sa sortie de prison.

Les conséquences de cette condamnation pour Alla Dieng

Cette condamnation pour escroquerie pourrait sérieusement compromettre les aspirations politiques de Alla Dieng en vue de la présidentielle de 2024. Les électeurs pourraient porter un regard plus critique sur son intégrité et son aptitude à occuper une fonction aussi importante. En politique, les affaires judiciaires peuvent souvent jouer un rôle déterminant dans le destin des candidats, et Alla Dieng devra faire face à un défi de taille pour regagner la confiance de ses partisans.

Dans un pays où la transparence et l’intégrité des dirigeants sont des enjeux primordiaux, cette affaire risque de peser lourdement sur la campagne électorale de Alla Dieng. Les électeurs sénégalais seront attentifs aux développements futurs de cette situation, et la manière dont le candidat gérera cette condamnation pourrait définir son avenir politique. En fin de compte, seule la décision du peuple au moment des élections déterminera si Alla Dieng peut surmonter ces obstacles juridiques et poursuivre sa quête de la présidence en 2024.

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